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    « Philosophie et Esthétique du Dédoublement »

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    Forum organisé par Jean-Yves Heurtebise
    Docteur de Philosophie

    Membre du CRAL (EHESS)
    Collège International de Philosophie (CIPh)
    1, rue Descartes, 75005 Paris

    Amphi Stourdzé
    Samedi 29 novembre 2008
    14h00 à 18h00

    Programme

    14h00-14h10 :
    Jean-Yves Heurtebise, Docteur de Philosophie, Membre du CRAL (EHESS)
    Ouverture du colloque et présentation des intervenants
    14h10-14h20 :
    Annie Agopian, Directrice de Programme à la Maison Populaire de Montreuil :
    Présentation des activités Ecrans Philosophiques et Séminaires à la Maison Pop
    14h20-14h50 :
    Ariane Bilheran, normalienne, clinicienne, docteur de psychologie, Lyon II.
    « Je et les autres : dédoublement et identité »
    14h50-15h20
    Edith Girval, Agrégée, Doctorante en littérature anglaise XVIIe siècle, Université Paris 3
    « Le Double dans Sisters de De Palma »
    15h20-15h50
    Ariane Maugery, vidéaste, plasticienne, docteur en art plastique, Aix-Marseille I
    « L’être aux aguets : Une esthétique de la distraction »
    15h50-16h15
    Questions
    16h15-16h25 :
    Pause
    16h25-17h00 :
    Jean-Yves Heurtebise, Docteur de Philosophie, Membre du CRAL (EHESS)
    « Dualité et Multiplicité »
    Projection de Maya Deren, Meshes of the afternoon
    17h00-17h40
    Mireille Calle-Gruber, écrivain, philosophe, Professeur à l’Université de Paris III
    « Double et dédoublement chez Marguerite Duras »
    17h40-18h00 :
    Questions

    De la philosophie, et dérechef qu’elle fait ma-â-l-e ?

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    Centre de recherches en études féminines et de genres, séminaire dirigé par Mireille Calle-Gruber. Paris 3 – Sorbonne Nouvelle.

    Conférence de Carole Dely, philosophe, éditrice de Sens Public

    mardi 9 décembre, 8h30-10h

    Salle de l’Ecole Doctorale, Esc. C, 2e étage
    17, rue de la Sorbonne – 75005 Paris
    Metro Cluny-Sorbonne

    Texte de la conférence en ligne sur Sens Public

    Le courant évolutif des relations sociales entre les sexes dans les dernières décennies du 20e siècle a donné lieu à une remise en question fondamentale de l’héritage philosophique. Tandis que Derrida entreprenait de déconstruire une puissante assise phallocentrique structurelle de la tradition philosophique, Le Doeuff décelait en elle un particularisme sexiste hostile aux femmes en général, étrangement exempté de rigueur théorique tout en n’hésitant pas à reléguer « la » femme dans un imaginaire métaphorique. Nul n’entre ici s’il n’est homme, quand bien même une femme serait géomètre… Voilà qui a pu et peut encore faire mal, voici qui continue aujourd’hui de poser question à la philosophie.

    Olivier Apert en résidence d’écrivain à Foranim (Paris, 15e)

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    Olivier Apert

    en résidence d’écrivain à Foranim (48, rue Bargue 75015 Paris) avec le soutien du Conseil Régional d’ÃŽle-de-France

    Poète, essayiste, librettiste, dramaturge et traducteur.
    Membre du comité de la revue Po&sie et jury de prix de la Vocation (poésie),
    il travaille avec les chorégraphes Sylvain Groud et Muriel Piqué et le metteur en scène Nicolas Hocquenghem.

    ATELIER D’ÉCRITURE & DE MISE EN VOIX
    Chaque lundi de 19h00 à 23h00 à Foranim

    “Cet Atelier original propose de conjoindre les deux temps de l’écriture : le travail de la langue écrite suivi de la preuve de la langue parlée. Il s’agit de partir d’un désir d’écrire – quelle que soit la forme privilégiée par chacun : poésie, théâtre, récit ; quels que soient également le motif, le thème, l’histoire abordés – en sachant qu’écrire, c’est avant tout prêter une attention extrême aux mots, à leurs dispositions dans la phrase, le vers ou la tirade.
    L’Atelier de mise en voix, succédant à l’atelier d’écriture permet sur le champ, non seulement de partager les textes mais surtout, par le travail de diction, de faire entendre l’efficacité de la langue, – de souligner ce qui pourrait être amélioré afin de toucher au plus près ce que la sensibilité de chacun a voulu exprimer, de toucher au double sens des mots qui transportent une intimité personnelle tout en s’adressant aux autres : être l’auteur et l’acteur de son propre texte”

    Olivier Apert

    CONFÉRENCES
    Tous les deux mois à Foranim

    L’auteur en résidence face au lecteurs : Des conférences thématiques où l’auteur en résidence aborde les tendances, les mouvements littéraires et théâtraux qui ont marqué la création et la vie culturelle de la Seconde guerre mondiale à nos jours. 18 octobre et 13 décembre 2008 ; 14 février ; 11 avril et 16 mai 2009 de 19h00 à 20h00. Entrée libre.

    RENCONTRES AVEC LES AUTEURS

    Tous les deux mois, l’écrivain en résidence fera découvrir un auteur invité à l’occasion d’une rencontre publique. 15 novembre 2008 ; 17 janvier, 14 mars et 16 mai 2009 de 19h00 à 20h00. Entrée libre.

    LECTURES PUBLIQUES
    8 rendez-vous à Foranim

    Théâtre, poésie, opéra, essai, traductions… Chaque mois des comédiens liront, chronologiquement, l’Å“uvre d’Olivier Apert en présence de l’auteur qui répondra à vos questions. 25 octobre et 29 novembre 2008 ; 10, 24 et 31 janvier ; 28 mars ; 2 et 30 mai 2009 de 19h00 à 20h00. Entrée libre.

    Le projet livre de la résidence d’écrivain d’Olivier Apert à Foranim aborde le mythe de Barbe Bleue.

    LECTURE DU MANUSCRIT EN EXCLUSIVITÉ :
    SAMEDI 27 JUIN 2009 À FORANIM

    LIRE EN FÊTE Vendredi 10 octobre 2008 de 19 heures à l’aube à Foranim
    La Nuit de l’écrit – Olivier Apert est un parcours dans l’Å“uvre de l’écrivain, une circulation autour des cinq facettes littéraires de l’auteur : poète, librettiste, dramaturge, essayiste, traducteur. La manifestation investit trois salles différentes de Foranim pour plusieurs rendez-vous publics.
    Création à 21h00 : La Compagnie Théâtrale de la Cité donne la nouvelle pièce d’Olivier Apert “A la guerre comme A” en lecture spectacle. Pendant toute la durée de la nuit, un buffet gratuit est ouvert au public, ponctuant les cinq temps de l’évènement.

    Renseignements: www.foranim.org
    info@foranim.org / 01 47 83 79 59

    Séminaire de l’Institut du Tout-Monde: Edouard Glissant

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    ÉCRITURES ET PENSÉES EN ARCHIPEL

    Mardi 21 Octobre 2008 à 19H

    Ouverture du séminaire par Édouard Glissant
    « Personnifications d’une philosophie de la Relation »

    Entrée libre dans la mesure des places disponibles

    Le séminaire de l’Institut du Tout-Monde en Partenariat avec l’Université de Paris 8, l’AUF L’Agence Universitaire de la Francophonie, et avec le soutien du Conseil Régional d’Ile de France, se déroulera en 12 séances d’octobre 2008 à juin 2009.

    Il portera sur des dispositifs d’écriture favorisant la relation archipélique des langues et des cultures. De Raymond Lulle, Montaigne, Gracian à Nietzsche, Segalen, Perse, Faulkner, Guattari et Deleuze, il tentera de construire des échelles de différence qui contreviennent aux classifications traditionnelles de l’histoire des idées. Au lieu des répartitions par filiations, époques, genres ou écoles, il mettra en valeur la plasticité dynamique des identités relationnelles. Dirigé par François Noudelmann

    ITM

    Maison de l’Amérique Latine
    217 Bld St Germain
    75007 Paris

    Metro Solferino ou Bac

    Renseignements: www.tout-monde.com

    Parution: Les Cahiers Sens Public

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    A la suite de six numéros publiés entre 2003 et 2006, Sens Public lance en septembre 2008 une nouvelle série de publication papier : les Cahiers Sens Public (4 numéros par an). Les Cahiers seront centrés sur des dossiers thématiques originaux, issus notamment des séminaires organisés par Sens Public et ses partenaires.

    Le premier volume de la série, numéro double intitulé L’internet entre savoirs, espaces publics et monopoles rassemble les communications d’un colloque qui s’est tenu au Collège international de philosophie sur les contenus et les pratiques du numérique.

    Sommaire (n°6/7 Octobre 2008)

    Yannick Maignien : Avant-propos
    Paul Mathias : Introduction
    Geert Lovink : Blogging, l’impact nihiliste
    Robert Damien: Pour un Nouvel Esprit Politique
    Éric Guichard : L’écriture scientifique : grandeur et misère des technologies de l’intellect
    Gérard Wormser : Écrire aujourd’hui sur le gouvernement
    Laurence Allard : L’impossible politique des communautés à l’âge de l’expressivisme digital
    Jos De Mul : De Homo erectus à Homo sapiens : le Cyber espace pour les Darwinistes
    Joëlle Zask : L’Internet, une invitation à repenser la distinction entre public et privé
    Michel Rocard : Brevets et libertés
    Dominique Boullier : Politiques plurielles des architectures d’Internet
    Thierry Leterre : L’Internet : espace public et enjeux de connaissance
    Françoise Massit-Folléa : Les conclusions

    Lire l’avant-propos et télécharger le bulletin d’abonnement sur le site Sens Public

    Le chant du signe. Nada Strancar chante Brecht/Dessau (Théâtre de la Colline)

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    Jusqu’au 25 septembre, tous les soirs à 20h au Théâtre National de la Colline, Nada Strancar chante Brecht/Dessau. Créé par Christian Schiaretti, ce spectacle brasse une grande variété de chansons de Brecht mises en musique par Paul Dessau, depuis les fables satiriques jusqu’aux songs de Mère Courage – chansons toutes chantées en allemand.

    Présentation

    Sous l’archipel éclaté, le continent immergé. Composé par Paul Dessau, embrassé par Nada Strancar, ce tour de chant à neuf temps fait au fond résonner une vie et une vision, une Å“uvre et une voix – avec, en basse continue, l’Histoire : celles de Bertolt Brecht (1898-1956). Par extrapolation, de ces vingt-et-un songs disparates peut s’induire un itinéraire complexe, tout en échos, contradictions et superpositions, de Versailles à Yalta, de l’orgie berlinoise à l’exil californien, de l’émancipation anarchiste à la dialectique marxiste, des couplets acides au théâtre épique, de Baal à Galilée. Neuf mouvements pour une même vie, neuf genres pour une seule voix, un verbe pour les unir tous. Avec, à chaque moment musical, son contrepoint théâtral.

    I. Les années 20 – La fureur de vivre

    1. Alcools (1919). Les chansons à boire. Les tranchées de la Grande Guerre ont englouti le monde ancien. Ruine des valeurs, vertige des Années Folles, Brecht l’anarchiste chante l’art de la dérive et l’ivresse de la débauche – où verse même une logique dévergondée (Petite chanson). De ce dérèglement des sens jaillit sur scène un poète païen, enfant terrible de Rimbaud et des expressionnistes : Baal.

    2. Je t’aime moi non plus (1923). Les romances paradoxales. Pour l’individu-roi, pas de désir sans distance ; pas d’élan sans absence (Sept roses sur le rosier) ; pas de jouissance sans arrachement (Ce n’est qu’après m’être éloignée de toi). Aussi ardent qu’ambivalent, l’amour signe l’impossible rencontre entre deux solitudes radicales. Crise du lien, crise du sens : dans cette société allemande dévaluée, l’échange vire au duel à mort – livré Dans la jungle des villes.

    3. La ferme des animaux (1928). Les fables satiriques. Pilier de cabarets, Brecht croque le bestiaire de la République de Weimar : catastrophe ambulante (Le cochon), impuissance aigrie (Le corbeau), candeur risible (La chèvre), foi absurde (Le cloporte), nullité couronnée (Le cheval), force illusoire (Le hérisson, élu à la Société des Nations). Et cette faune couve son requin : le gangster Mackie Messer de L’opéra de quat’sous.

    II. Les années 30 – La dialectique de la raison

    4. Les luttes de classes (1929). Les paraboles critiques. Sous l’ironie, le cri. Pour Brecht (désormais marxiste), il y a ceux qui possèdent et ceux qui creusent (Chanson du huitième éléphant). Ceux qui, d’emblée, ont tout et ceux qui n’auront rien (Dodo l’enfant do). Qu’éclate la crise de 1929 et l’injustice empire – avec la bénédiction de l’État. À preuve, L’exception et la règle.

    5. Les nuits avec mon ennemi (1936). Les histoires tragiques. Exalté à distance, l’amour physique s’avère amer corps à corps : une guerre civile à rebours. Les amants brechtiens sont ennemis mortels, en guerre nationale (Chanson de la fraternisation) ou sociale (Chanson du forestier et de la belle comtesse). Sur la nuit du plaisir se lève, inexorable, l’aube du déchirement. Cette passion contre-nature est pathétique de sincérité – patente chez Sainte Jeanne des abattoirs.

    6. Pour qui sonne le glas (1939). Les complaintes. Bientôt l’émotion déborde le rire. Pour conjurer la catastrophe, le poète élève une supplique désespérée (À mes compatriotes). Dans l’Europe embrasée, une mater dolorosa pleure son fils dévoré par l’ogre hitlérien (Chant d’une mère allemande). Le meurtre de l’enfant balaie la naïveté maternelle, en Allemagne nazie comme en Espagne franquiste (Les fusils de la mère Carrar).

    III. Les années 40 – L’art de la guerre

    7. Les sentiers de la gloire (1940). Les marches et ritournelles. « Hyène des batailles », prédatrice d’une Europe à feu et à sang, Mère Courage martèle la rengaine éternelle de la guerre et du profit. Pour les petites gens comme elle, la survie est un combat, la vertu un danger (Chant de Salomon), la résignation une fatalité (Chant de la grande capitulation). Rouage d’une machine infernale, Courage pousse à la roue.

    8. Le chant des partisans (1944). Les odes militantes. À Stalingrad, l’Armée Rouge a enfin barré le nazisme. Le peuple soviétique encense son Généralissime – « Sosso » alias Staline (Quatre généraux s’en vont en Iran). Mais sans soldat, un général ne vaut rien; et sans conscience, un militant n’est rien (Général, ton char est un puissant véhicule). Adages qui invitent à refonder, à la faveur du chaos militaire, une justice révolutionnaire – contée dans Le cercle de craie caucasien.

    9. La charge héroïque (1945). Le manifeste tonitruant. L’écrasement de l’Axe inaugure une ère nouvelle – et peut-être une aurore. À la suite de Heinrich Heine, tambour battant, Brecht pourrait inviter à bondir « toujours de l’avant », avec, pour gai savoir, son seul désir. L’avenir ? Il l’invoquera alors à coups de marteau, comme le scande La doctrine de Heine (chantée en coda de ce tour d’horizon brechtien). Mais jamais le Nouveau n’abolira totalement l’Ancien. Aussi, même à ses héros la révolution viendra-t-elle demander des comptes – ainsi s’achève La vie de Galilée.

    Gérald Garutti

    Table ronde – Le chant du signe : Lyrisme, satire et politique

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    autour du spectacle Nada Strancar chante Brecht/Dessau
    une table ronde au Théâtre National de la Colline

    samedi 20 septembre 2008 de 14h30 à 16h30


    Avec Nada Strancar, comédienne et chanteuse, Enzo Cormann, écrivain, metteur en scène et jazzman, Jean Gillibert, metteur en scène, comédien et écrivain, et Ghédalia Tazartès, musicien, compositeur et chanteur. Table ronde organisée et animée par Gérald Garutti, conseiller littéraire du TNP, directeur du département Arts et Humanités à l’ENSATT et maître de conférences à Sciences Po.

    « Tout signe exprime. Mais dès lors qu’il se met à chanter, que nous dit-il de plus – ou d’autre ? À nu, la langue de Bertolt Brecht fascine déjà par son élan et son tranchant, sa variété de tons et de timbres, sa densité sous couvert de simplicité. Frappée en vers, elle vise au cœur et touche juste sur bien des fronts – lyrique, satirique ou politique : chants d’amour et de mort (romances paradoxales, histoires tragiques, complaintes), couplets acides (chansons à boire, fables satiriques, paraboles critiques), ou encore chants de guerre (marches et ritournelles, odes et manifestes). Mise en musique par Paul Dessau, cette langue voit son chant s’épanouir. Elle résonne alors de mélodies imparables de rigueur, d’harmonies à la complexité envoûtante, d’univers sonores métissés d’ailleurs – musiques classique, folklorique, yiddish, atonale, jazz… Et voilà qu’une voix danse sur le fil du rasoir. Comment se fondent ensemble les éclats dialectiques du verbe brechtien et les accents aigus, si prononcés, chers à Dessau ? Comment naît cet art du trait et de la contradiction où notes et mots s’accordent et s’écartèlent ? Tel sera le point de départ pour évoquer ensemble les relations entre texte et musique, théâtres d’art et poésie sonore, de la composition à la profération – en un dialogue à cinq voix, avec un musicien, un écrivain, un metteur en scène, une comédienne et un dramaturge. » Gérald Garutti

    Nada Strancar. Après une formation au Conservatoire, Nada Strancar accompagne dix ans l’aventure d’Antoine Vitez : Phèdre, Iphigénie Hôtel, les quatre Molière, Le Prince travesti, Lucrèce Borgia… Elle travaille également avec Patrice Chéreau, Giorgio Strehler, Luc Bondy, Alain Françon et Olivier Py (L’Orestie). Avec Christian Schiaretti s’est nouée une nouvelle collaboration essentielle (Mère Courage, Père, Coriolan). Dans son tour de chant à La Colline, Nada Strancar embrasse, avec son exceptionnelle puissance de comédienne, la musique rare de Dessau et la langue aiguisée de Brecht.

    Enzo Cormann
    . Écrivain, metteur en scène, acteur et jazzman, Enzo Cormann se définit comme un « artisan chaosmique » de théâtre. Il a écrit une vingtaine de pièces (dont Credo, Sade, concert d’enfers, La Plaie et le couteau, La Révolte des anges, L’Autre), des essais (A quoi sert le théâtre ?) et des romans (Le Testament de Vénus). Diseur et vocaliste, auteur de jazz-poèmes et de théâtre musical (Le Dit de la chute, Angelus Novus), il travaille avec le saxophoniste Jean-Marc Padovani (La Grande ritournelle). Enseignant, il a créé et dirige le département d’écriture dramatique de l’ENSATT.

    Jean Gillibert.
    Homme de théâtre complet, metteur en scène et comédien, auteur et traducteur, Jean Gillibert a marqué l’histoire du théâtre français depuis les années 1950 et, avec un souffle unique, a œuvré pour un autre théâtre. Après une jeunesse marquée par le Cartel et Artaud, il a mis en scène une centaine de spectacles (Eschyle, Shakespeare, Calderon, Artaud, Brecht). Il a travaillé avec Albert Camus, Maria Casarès, Alain Cuny, Niels Arestrup, Philippe Léotard… Passionné de musique, il a réalisé de nombreux cabarets et récitals. Il se consacre désormais à l’écriture d’essais (L’esprit du théâtre), traductions (Shakespeare), romans (Jean sans Terre) et pièces (Jusqu’où le crime s’étend).

    Ghédalia Tazartès.
    Musicien, compositeur, chanteur et polyinstrumentiste, Ghédalia Tazartès a composé une dizaine d’albums (Diasporas, Check Point Charlie, Les Danseurs de la pluie, Hystérie off Music). Il a mis en musique Mallarmé, Rimbaud et Nerval. Au théâtre, il compose pour Philippe Adrien, Muriette Mayette et Sandrine Anglade. Il crée aussi ses propres spectacles, dont Comme un lundi (MC 93, 2005). Entre psalmodie du muezzin, plaintes yiddish et complaintes de rues, son univers témoigne d’un engagement musical singulier à la croisée des univers, en véritable défi aux frontières.

    Au Théâtre National de la Colline, 15 rue Malte-Brun, Paris 20e, métro Gambetta. Entrée libre sur réservation : par téléphone au 01 44 62 52 00 ou par email à contactez-nous@colline.fr

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